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Street Art

A Casablanca, partout des fresques murales attirent le regard. Au détour d'une ruelle de Mers Sultan, ou au cœur du rond-point de l'Europe. De l'ancienne médina au boulevard d'Anfa, en passant par le quartier des hôpitaux, le talent des Street Artists s'offre à tous.

Qu'ils soient lauréats de l'École des Beaux-Arts de Casablanca ou artistes internationaux de passage, à l'occasion de Casamouja, les artistes racontent l'histoire de la ville à travers ses personnages. Enfants, jeunes et vieilles dames sortis de l'imagination d'artistes solos ou collectifs, ils habillent désormais les murs, comme les pages de BD, made in Casablanca.

Et pour géolocaliser les fresques street art, téléchargez l'application casa break en cliquant ici.

SAMYGSNOUSSI

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Said Abbad, Mehdi Gero, Jeka Mbf et Abdelkamel Mohamed

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Youness Amriss alias Dynam

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BAKR.ADD

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IRAMOSAMIR

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ED.ONER

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MACHIMA

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MEDZED

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Olderwlid

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Alouane Bladi, Bakr.add & Olderwlid

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Alouane Bladi

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Oldr & Sara

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Senzoclouds, Abidwane et Alouane Bladi

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Deuxième bowl du Skare Park Place Rachidi

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Premier bowl du Skate Park Place Rachidi

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Poze (Yann Chatelin)

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Amin Brush

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Sitou

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Nofal

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Moh

Ser & Krafts

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Socrome

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ST4 The Project

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Dynam, Med, Older et Bakr

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Abid

Zepha

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OLDR

MED

BAKR

MOKA

AMIN BRUSH - AMOUR

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RESIDENCE : IRAMO & DYNAM - L’ADO REBELLE

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DYNAM INGRID BERGMAN

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MAJID EL BAHAR - DREAM DE LA SERIE DE PORTAIT « DEEP PURPLE »

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KALAMOUR - ENTRE TRADITION ET MODERNITE

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IRAMO - TO THE MOON AND BACK

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OKUDA - Mother Power

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SAMYGSNOUSSI

A cette première fresque, fait écho une seconde, distante de quelques mètres seulement, plus fine et plus épurée d’où une seule couleur émerge : un bleu ciel. Synonyme d’évasion mais aussi de fidélité, de sagesse et de justice, cette couleur était, pour les anciens Egyptiens, un porte-bonheur lié à l'immortalité.

Said Abbad, Mehdi Gero, Jeka Mbf et Abdelkamel Mohamed

L’entrée de la Direction Régionale de la Culture de la Région de Casablanca-Settat a été totalement transfigurée grâce au talent de quatre jeunes artistes : Said Abbad, Mehdi Gero, Jeka Mbf et Abdelkamel Mohamed, les lauréats de l’appel à projets Casamouja 2020 qui avait fait un le buzz sur les réseaux sociaux WeCasablanca. Ils ont donc travaillé de concert pour réaliser une succession de fresques. Parmi celles-ci, se démarque notamment « Only a look can create a universe » de Mehdi Gero avec laquelle le jeune artiste signe magistralement sa première participation à Casamouja.

Youness Amriss alias Dynam

Réalisé en partenariat avec l’AREF, ce triptyque signé Youness Amriss alias Dynam, couvre les façades du collège Idrissi sur le boulevard Moulay Youssef. Ce jeune lauréat de L'école supérieure des Beaux-Arts de Casablanca a souhaité, par cette œuvre, rendre hommage au dévouement des parents d’élèves et aux sacrifices qu’ils font pour voir leurs enfants s’épanouir et se préparer à vivre leur destin.

BAKR.ADD

Il faut se rendre à El Hank, un autre quartier de la préfecture de Casablanca-Anfa, pour découvrir deux nouvelles fresques réalisées par le talentueux Addaoui Bark (Bakr.add), en hommage à la femme marocaine et qui viennent magnifiquement compléter les huit portraits de femmes déjà présents.
La première fresque illustre une jeune fille portant une bougie, symbole d’espoir ; la seconde, une rose rouge à voir comme une offrande de l’artiste à tous les Casaouis pour leur manifester son amour.

IRAMOSAMIR

Deuxième œuvre de l’artiste sur le boulevard Ahmed Ben Bassou, à Sidi Bernoussi, cette fresque est une ode à la mobilisation des Marocains, à leur esprit patriotique et à l’union entre le Roi et le peuple autour des grandes priorités du Royaume. Comme Bakr.add pour son œuvre réalisée à Moulay Rachid, Iramosamir illustre son propos en se référant à la Marche Verte, cet événement qui a marqué tous les esprits, tant pour son caractère inédit et fédérateur que pour l’ingéniosité de son initiateur, Feu Sa Majesté Le Roi Hassan II.

IRAMOSAMIR

C’est sur le boulevard Ahmed Ben Bassou, à Sidi Bernoussi, que toute une classe prend la pose. Chacun est sur son 31, élèves comme enseignant. Cet hommage s’adresse-t-il aux enseignants qui ont dû s’adapter aux conditions particulières liées à la pandémie et, par moment, donner cours via internet. Est-ce destiné aux étudiants, pour qui la situation n’était pas plus simples ? Ou faut-il tout simplement y voir un rappel de l’importance de l’école et de la formation pour l’avenir des jeunes générations ? L’artiste Iramosamir vous laisse juge.

ED.ONER

Cette fresque spectaculaire, réalisée en deux parties, qui trône sur le boulevard El Fida, entourant une station-service, a été inspirée à l’artiste Ed.oner par la mythique chanson « Bared o skhoun ya hawa » (littéralement « Chaud et froid »). Une immense théière marocaine ; un tourne-disque ; des personnages, nimbés dans une atmosphère entre couleurs froides et couleurs chaudes, semblent arrêtés pour regarder – ou écouter - le célèbre chanteur marocain Mohamed El Hayani : de quoi interpeler les passants. Certains ont même été surpris à chantonner ce titre incontournable du patrimoine chanté marocain !

MACHIMA

C’est à Lissafa, sur le rond-point Azbane que les Casablancais et les visiteurs de passage peuvent découvrir cette fière femme amazighe réalisée par Mehdi Annassi (Machima). Ce digital artiste, qui opère également dans l’univers des jeux vidéo, de l’animation et de la bande dessinée, a réalisé cette immense toile qui se réfère à une légende amazighe qui rapporte que le plumage de tous les oiseaux avait la même couleur noire avant que l’arc-en-ciel n’offre aux plus courageux d’entre eux de magnifiques couleurs.

MEDZED

Tout un symbole que ces deux mains, de couleurs différentes, qui baignent dans une mosaïque multicolore. Elles sont sur le point de s’unir et de s’imbriquer comme pour mieux se soutenir et bâtir, ensemble, un monde meilleur. Signée de l’artiste med.zed1, cette fresque murale se dévoile aux passants et aux automobilistes qui longent le boulevard Sidi Abderahmane, à Hay Hassani. Elle a pris place sur le bâtiment de l’Académie Régionale de l’Education et de la Formation (AREF), ici aussi tout un symbole. Enseignants et formateurs ne donnent-ils pas la main aux étudiants en leur transmettant connaissances et savoirs ?
Sur un autre mur de l’AREF, med.zed1 poursuit sa mosaïque de couleurs mais lui adjoint une série de lignes bleues et rouges ?

Olderwlid

Olderwlid récidive avec une autre fresque, plus émouvante encore. Il s’agit cette fois d’une maman serrant dans ses bras son bébé et le regardant avec tendresse. Réalisé au sein même du CHU de Casablanca, ce travail a été suivi avec attention par les patients de l’hôpital ainsi que l’ensemble du personnel. Leurs réactions ont été tellement enthousiastes que décision a été prise de réitérer très vite l’opération sur un autre mur du CHU.

Alouane Bladi, Bakr.add & Olderwlid

Le quartier de Sidi Othmane, dans la préfecture de Moulay Rachid, accueille trois fresques. La première, réalisée par Alouane Bladi, est tout en poésie. Une petite fille, enveloppée de joyeuses couleurs pastel porte délicatement une sphère et lui porte toute son attention. Selon les spécialistes la pandémie est une des conséquences du réchauffement climatique et de la réduction des espaces naturels. N’est-il pas temps de prendre soin de notre chère planète Terre comme cette douce petite fille ? La seconde, œuvre de Bakr.add, rappelle un des épisodes les plus illustres et héroïques de l’histoire moderne du Maroc : la Marche Verte, illustrée les camions mythiques qui, le 6 novembre 1975, traçaient la route et participaient à ce grand moment où toute la population marocaine était unie, rassemblée en réponse à l’appel lancé par Feu Sa Majesté Le Roi Hassan II. La troisième signée Olderwlid, capture un moment de tendre complicité entre une maman et son enfant.

Alouane Bladi

C’est Superman qui s’affiche sur le mur à l’intersection du boulevard Ibnou Sina et du boulevard Sidi Abderhamane, à Hay Hassani. Cap au vent, pourfendant les airs et arborant, sur son torse, le drapeau du Maroc, il n’en oublie pas, tout super héros qu’il est, de porter son masque. Un petit rappel aux passants de respecter scrupuleusement les consignes sanitaires.

Oldr & Sara

Déjà visité par Casamouja, le quartier Selmia 2 se voit paré de deux nouvelles toiles. Oldr (Oualid Lazrak) et Sara @Kailluuuu rendent, sur la 1ère fresque, hommage à la Kahina, la mythique reine berbère ; et soulignent sur la 2ème les efforts d’un jeune homme qui se dépasse pour aider sa mère vieillissante. Un héros anonyme, un exemple à suivre. A découvrir sur le boulevard Al Joulane, à Ben Msik.

Senzoclouds, Abidwane et Alouane Bladi

La première œuvre réalisée dans le cadre de cette édition et réalisée par le trio Senzoclouds, Abidwane et Alouane Bladi est dédiée au personnel hospitalier, les héros du notre quotidien. Elle se trouve sur la place Al Yassir, dans le quartier Roches Noires.

Le même trio récidive sur le boulevard 2 Mars à Aïn Chock et à l’intersection du boulevard Ali Yata et du boulevard Chouhada à Hay Mohammadi. Cette fois, ce sont des superhéros de BD bien connus qui s’attaquent avec détermination à la Covid-19, de quoi nous donner de l’énergie pour lutter, nous aussi, contre cet ennemi !

Deuxième bowl du Skare Park Place Rachidi

Le second bowl est encore plus coloré que le premier.
Une explosition de couleurs qui n’est autre que le résultat de la collaboration de plusieurs street artistes : @brush.amin @ser.oner @abidwane @socrome @mr.skerone @med.zed1 @deyaaone @kraftsxali avec l’association @alouane_bladi

Premier bowl du Skate Park Place Rachidi

Résultat de plusieurs échanges avec les skateurs, beaucoup de couleur et un travail collectif des street artistes Abid, Amine Brush, Mehdi Zemouri, et Ser avec l’assciation @alouane_bladi.
comptes instagram des artistes @abidwane @brush.amin @med.zed1 @ser.oner

Poze (Yann Chatelin)

Dans le cadre de Casamouja 2019, le français Poze (Yann Chatelin) vient d’inscrire son empreinte, sur une façade de 18 m sur 12 m, donnant sur le boulevard Ghandi. La perte de la capacité de l’homme à mémoriser, à s’orienter ou même à écrire ; cet assistanat croissant de l’homme par rapport aux nouvelles technologies est au cœur de cette œuvre très forte. « L’idée est ici d'insister sur la fragilité de l'homme et la force de l'écriture, symbole du savoir. Dans une ère ultramoderne, chaque nouveau progrès technique rend l'espèce humaine un peu moins puissante et l'éloigne de la connaissance. En effet, assisté par les nouvelles technologies, l'humain perd sa capacité à mémoriser, s'orienter, écrire, etc. Ceci est représenté dans ce mural par un portrait qui s'efface, disparaît recouvert d'une écriture propre et imposante. La personne représentée est Gordon Parks, photographe américain, un des premiers photo journaliste afro-américain qui lutta contre l'exploitation des Afro-Américains sur les chantiers dans les années 50. J’ai voulu lui rendre hommage », a indiqué l’artiste. Adresse : Boulevard Ghandi Instagram : @yannchatelin

Amin Brush

C’est sur la promenade maritime que Amin Brush a décidé de déployer ses couleurs et son talent, pour le plus grand bonheur des nombreux sportifs et familles qui se pressent tout le long de la promenade marine. Dans cet espace symbole du renouveau urbanistique casablancais, l’artiste marocain, habitué de Casamouja, a souhaité rendre hommage aux anciennes générations, à leur savoir et à leur mode de vie. Profondément attaché à sa culture, auquel il aime à se référer, Amin Brush développe un style à la fois puissant en termes de couleurs et moderne via les dynamiques géométriques et les effets d'illusion, de profondeur et de reliefs.

Sitou

Sur cette fresque, l’artiste togolais Sitou a réuni des symboles ouest-africains depuis le wa, les perles et cauris, le masque soleil burkinabé, jusqu’aux motifs du bogolan qui apparaissent en toile de fond. Au centre, il a installé un somptueux visage féminin, symbole, pour l’artiste, du vivre-ensemble. « J’ai associé le visage en miroir à un caméléon, lui aussi, symbole africain et représentatif de la capacité d’adaptation de chacun d’entre nous. Ce mur est un hommage à mon pays, le Togo, mais aussi à toute la région qui s’inscrit dans la voie du dépassement des frontières, à l’image même de ce festival Casamouja qui a permis de regrouper des artistes africains de divers horizons. Dans cette œuvre, les formes représentent chaque identité et les couleurs symbolisent les valeurs associées à chacune de ces identités. Quant aux lignes de force, elles matérialisent les liens que nous créons chaque jour et encore plus à travers des évènements tels que ce festival. L’ensemble de ce mur est à voir comme un livre ouvert sur la diversité et les richesses culturelles et sociales de notre continent, l’Afrique. » Adresse : Boulevard Ghandi Instagram : @sitoumatt

Nofal

Dans ses créations, l’artiste égyptien Nofal met régulièrement à l’honneur l’histoire de son pays en l’adaptant au style moderne de personnages issus du mouvement graffiti. Il développe ainsi une street culture inspirée de l’Egypte ancienne qui reprend des éléments traditionnels avec une touche et un style décomplexé inspiré de notre époque. Sur ce mur, Nofal a choisi de mettre à l’honneur l’ancienne reine Hatshepsut, cinquième souverain de la 18ème dynastie. On lui doit le grand temple Hatshepsut et le Hua construit sur les rives du Nil dans la vallée des Rois de Theba. Autour d’elle, on reconnaît les gardiens du temple Osiris. C’est un véritable hommage rendu à la culture égyptienne ancienne égyptienne qui a su traverser les siècles pour continuer à nous inspirer. Adresse : Boulevard Ghandi Instagram : @nofal.one

Moh

C’est aussi la notion de force et les traditions qui ont inspiré l’artiste ghanéen Moh et tout particulièrement une célèbre femme ashanti qui a conduit son peuple à se battre pour la liberté. Elle est vêtue d’un tissu traditionnel Ankara Kente ou Ntoma. Chaque tissu, par les symboles qu’il reprend, fait référence à une des ethnies présentes au Ghana : Ashanti, Ga ou Dagomba. Chaque tissu a aussi une signification et transmet un message. En arrière-plan, on voit apparaître des symboles dorés Adinkra qui représentent l'unité. En dessous de la femme Ashanti, l’artiste a représenté un masque africain Sankofa qui rappelle la culture africaine. « Pour moi, le monde évolue et, en tant qu’Africains, nous sommes un peu influencés par d’autres cultures, ce qui nous fait parfois oublier notre propre culture. Invité à participer à Casamouja, j’ai eu envie de représenter l’unité africaine par le symbole Akoma Ntoso qui veut dire que « notre coeur est lié ». Cela signifie qu’il y a de la compréhension entre nous et de la tolérance. Le symbole Akonefa illustre le courage dont nous devons faire preuve pour croire en nous-mêmes et en notre identité », souligne l’artiste. Adresse : Boulevard Ghandi Instagram : @mohawudu

Ser & Krafts

Cette deuxième fresque est le résultat d’un très fructueuse collaboration artistique entre l’artiste algérien Ser et du sénégalais Krafts. Ser a réalisé un graffiti wildstyle très détaillé directement inspiré des formes végétales de sa région natale, Tlemcen, auxquelles s’ajoutent de feuilles de menthe et d’hibiscus, des figues de barbarie et d’autres formes organiques harmonieuses. De son côté, Krafs a représenté le griot traditionnel, à la fois gardien du temple et messager muni d’un tambour qui traverse toutes les époques. Il est le détenteur de la tradition orale, l'art de parler, de transmettre l’histoire afin de nous préparer à affronter le présent et l’avenir. Tout autour, l’artiste a illustré les différents éléments de cet univers par des symboles : des guerriers avec les patterns de tissus Masai Shuka, les dynasties égyptiennes avec le collier pharaonique et la croix Ankh (la croix de vie) faisant référence aux voyages spirituels, le peuple Akan avec le Nyame Ye Ohene, symbole de la majesté et de la suprématie de Dieu. Le masque en bois fait directement référence aux racines africaines, sous la forme d’un lion qui évoque la force de l’union. Adresse : Boulevard Ghandi Instagram : @kraftsxalil @ser.oner

Socrome

Dans sa fresque mixant des techniques réalistes, pour le portrait, et des techniques graphiques, pour la végétation, l’artiste Socrome de @swanastudio a mis en scène une femme comorienne cueillant un fruit dans un arbre. Les motifs sont inspirés des « Lesso », un tissu traditionnel des Comores porté par les femmes. Sur tous les lessos, on retrouve des compositions de motifs colorés agrémentées d’une phrase où un dicton. Fidèle à cette tradition, l’artiste à ajouter un dicton comorien sur sa fresque sur laquelle on peut lire « Yaheya mdri gudjuo yeza mdjusa », ce qui veut dire « Celui qui monte sur un arbre sait ce qu'il va chercher ». Adresse : Boulevard Ghandi Instagram : @swanastudio

ST4 The Project

ST4 The Project est un duo né de la rencontre de deux jeunes talentueux, Yassin et Sadok, qui partagent la même passion pour le street art. Ils ont commencé par de simples tags et graffitis sur les murs de Tunis afin d’exprimer publiquement leurs identités et leurs cultures dans le milieu urbain. Riches de la compatibilité de leurs visions artistiques respectives, ils ont développé une esthétique unique qui les a conduits à participer à divers projets artistiques en Tunisie et au-delà des frontières de leur pays, notamment en France, au travers du projet Boulevard Paris 13, et désormais au Maroc. « Cette première expérience à Casablanca a été passionnante. Nous avons passé 10 jours à peindre et à nous promener dans une ville qui nous a fait nous sentir tout de suite comme si nous étions chez nous. C’est fabuleux de réaliser combien nos deux pays ont de similarité. C’est aussi passionnant d’en explorer les différences. Nous avons rencontré plein de gens magnifiques et nous aimerions remercier Casamouja pour nous avoir fait venir au Maroc. Nous espérons revenir! » ont souligné Yassin et Sadok. Adresse : Boulevard Al Joulane, Salmia 2 Instagram : @st4_theproject

Dynam, Med, Older et Bakr

Les street artistes Dynam, Med, Older et Balr ont investi le mur de la piscine de Salmia et réalisé, en collectif, une fresque monumentale tout en romantisme. Une invitation à rêver et… à se donner les moyens de concrétiser ses rêves. Adresse : Boulevard Al Joulane, Salmia 2 Instagram : @dynamart @med.zed1 @ baker.add @oldrwlid

Abid

Abid est un membre du studio Placebo, la référence incontournable en matière de studio de création dédié à cette pratique au Maroc. Issu du graffiti classique fait de lettrages aux mouvements, aux courbes et lignes droites issus de la mouvance new-yorkaise, cet artiste talentueux excelle également dans les grandes fresques figuratives, comme il nous le prouve ici avec ces êtres tout en mouvement. Adresse : Skate Park, Place Rachidi Instagram : @abidwane

Zepha

Les immenses cercles concentriques de Zepha (Vincent Abadie Hafez) attirent tous les regards des passants de la place Rachidi. L’artiste français, qui vit et travaille à Toulouse, est l’un des grands de la scène street art internationale. Formé aux arts graphiques, il enrichit sa pratique en se consacrant à l’apprentissage des techniques calligraphiques traditionnelles, portant notamment son attention sur les interactions plastiques des styles orientaux et occidentaux. Il développe ainsi un langage visuel singulier à travers ses recherches sur la déconstruction de la lettre et la portée transculturelle des signes qu’il intègre dans des compositions abstraites et précises. Reconnu comme l’un des fondateurs de la calligraphie urbaine, ses œuvres monumentales sont intégrées dans l’espace public de nombreuses villes en Europe et au Moyen-Orient. Adresse : Skate Park, Place Rachidi Instagram : @zepha1

OLDR

Oldr, Jeune artiste originaire de Taza, passionné par l'art et le breakdance, a voulu représenter la fin de l'enfance et le moment difficile du passage à l'âge adulte avec les personnages de Belle et Sébastien. La chute mais les amis et la famille symbolisée par Belle qui garde un oeil serein et protecteur comme si elle savait qu'il fallait parfois souffrir pour grandir. Les éléments qu’il a ajoutés (bateaux, maison, tronc d'arbre, cloche) sont tirés du dessin animé et la voiture de collection est un élément qu’il place dans toutes les œuvres de sa dernière série.
Compte Instagram : @oldrwlid
Adresse : Intersection rue Socrate et rue Ali Benabderrazak (en face du complexe Mohammed V).

MED

‘Med’, ou avec son vrai nom Mehdi Zemouri, jeune artiste né à Meknès en 1993, a décidé de représenter un symbole de la jeunesse avec géant Grendizer/Goldorak qu'il a finement inséré dans ses patterns abstraits et dynamiques fait de géométrie, rappel architectural et spontanéité de l'art urbain.
Compte Instagram : @med.zed1
Adresse : Intersection rue Socrate et rue Ali Benabderrazak (en face du complexe Mohammed V).

BAKR

Pour cette façade en face du Stade Mythique de Casablanca, Baker, un artiste marocain a choisi de faire un clin d'œil à tous les enfants et adolescents qui ont rêvé de devenir footballeurs avec l'influence du dessin animé Captain Majid. L'idée est de représenter les ambitions du jeune joueur, le soutien de la famille par la main tendue de la maman, et le clin d'œil à ce dessin animé qui nous a tous marqué. Bakr a pris du plaisir à représenter cela dans un intérieur traditionnel marocain avec une gamme de couleur plus vives que sa palette habituelle pour accentuer la positivité du message.
Compte Instagram : @bakr.add
Adresse : Intersection rue Socrate et rue Ali Benabderrazak (en face du complexe Mohammed V).

MOKA

Moka est un artiste chilien indépendant vivant à Bordeaux. Passionné depuis son plus jeune âge par le dessin, il commence le graffiti et rejoint les crew LGC VEC. Son expérience à Casablanca est particulière, il avance : « J'ai voulu représenter une scène comme si le mur était une page de bande dessinée avec comme personnage principal mon avatar qui est devenu un adulte autour des personnages des dessins animés de son enfance ».
Compte Instagram : @vida_moka
Adresse : Intersection rue Socrate et rue Ali Benabderrazak (en face du complexe Mohammed V).

AMIN BRUSH - AMOUR

Né en 1980 à Casablanca, Amin Brush alias Amine Hajila est aréographiste, artiste peintre, tatoueur et street artiste confirmé ! Et pour cause, il baigne dans le dessin depuis sa plus tendre enfance. A l’âge de 6 ans, il découvre les œuvres au stylo de l’artiste de talent qu’était sa mère. Elle dessinait des portraits, dans ses œuvres Amine Brush lui rend hommage car c’est de sa technique qu’il s’est inspiré. On découvre donc, une œuvre pleine de recherche : contrastes forts, illustration et réalisme... Avec une précision sans pareil, et mêlant 4 techniques qui lui sont chères : le pointillisme de l’art du tatouage, des motifs géométriques en 3D, identité marocaine et symboles ésotériques, Bush explore un thème universel, celui de l’amour, en représentant un couple âgé rencontré dans le quartier d’El Hank.

RESIDENCE : IRAMO & DYNAM - L’ADO REBELLE

Rencontrés dans le cadre de Casamouja by Wecasablanca, Iramo et Dynam se rendent vite compte que leurs styles et leurs envies sont compatibles et se mettent naturellement à graffer ensembles. Les deux artistes dépeignent une adolescente plutôt rebelle et la précision des traits de cette fresque semblent vouloir raconter une histoire. Entre fragilité et force, ce portrait relève de la science-fiction. Les deux street artistes ont en effet réussi a donner un côté mystique à ce visage en jouant avec la posture et les émotions de l’adolescente... une œuvre fantastique qui donnent l’impression de vouloir prendre vie. 

DYNAM INGRID BERGMAN

Immortalisée dans l’imaginaire collectif mondial par Hollywood, Casablanca n’a cessé de faire rêver. Et c’est cette dimension que Dynam, très jeune artiste de 23 ans a voulu exposer. Actuellement étudiant à l’école supérieure des beaux-arts, c’est un portrait très réaliste d’Ingrid Bergman (Ilsa Lund dans le film Casablanca) qu’il a choisi de peindre pour rendre hommage à la femme. Pourquoi ce choix ? Elle reste selon lui une icône moderne, une femme libre, une actrice audacieuse qui incarne la grâce et la simplicité. 

MAJID EL BAHAR - DREAM DE LA SERIE DE PORTAIT « DEEP PURPLE »

Majid est le premier street artiste de la région de Beni Mellal. Puni à 8 ans pour avoir utilisé une mallette de maquillage pour peindre un mur, 10 ans plus tard, il commence à peindre les murs de sa ville avec des portraits de Ray Charles et Jimi Hendrix. Partagé entre le Basket-Ball et sa passion pour le Street Art, c’est une blessure au bras qui mettra terme à sa carrière sportive et le poussera à se lancer définitivement dans l’art. Ici, comme dans beaucoup de ses réalisations, Majid questionne la représentation du regard et l’exploration de son potentiel expressif. Dans cette œuvre réaliste, une jeune femme pleine d’espoir et de rêve, qui lève les yeux au ciel. Un regard scintillant qui ouvre les portes sur des univers plus abstraits. Entre fiction et réalité, l’éclat de son regard nous dirige vers une nouvelle dimension. 

SAM KIRK - SISTER CITIES

Première femme à participer à l’aventure Casamouja by Wecasablanca dans le cadre du partenariat de Casablanca Events & Animation et World Business Chicago, Sam Kirk, est une artiste de renommée internationale. Elle est actuellement l’artiste officielle du Chicago Made SXSW. Primée à plusieurs reprises, exposant à New York, Miami, Washington et Minneapolis, elle trouve son inspiration dans ses voyages et ses rencontres. A Casablanca, elle restitue sa fascination pour les gens, les communautés et les différentes cultures du monde à travers 2 femmes jumelles, en tenue traditionnelle marocaine, cheveux au vent face à la mer... L’histoire que raconte Sam Kirk est profonde et empreinte d’optimisme, celle du jumelage des villes de Casablanca et de Chicago

KALAMOUR - ENTRE TRADITION ET MODERNITE

Artiste multidisciplinaire, Kalamour alias Abdellatif Farhate tire son nom d’un personnage de bande dessinée qu’il a créé et qui lui a collé à la peau. Passionné depuis sa plus tendre enfance par le dessin, la photographie, la peinture et la musique, il intègre les Beaux-Arts de Casablanca après un baccalauréat en Arts Plastiques. Artiste confirmé, il a exposé ses peintures au Canada dans plusieurs galeries et au Maroc à la Villa des Arts de Casablanca. L’angle choisi par Kalamour pour cette fresque est d’une modernité incroyable. Il nous invite à contempler une famille nouvelle génération, entre tradition et modernité. On y découvre un enfant libre en tenue traditionnelle, sur son skateboard. A gauche, sa mère qui l’enveloppe de toute sa force et son énergie... Un message très positif que Kalamour a souhaité transmettre aux jeunes du quartier d’El Hank.

IRAMO - TO THE MOON AND BACK

Faisant preuve d’un grand talent autant que d’une grande discrétion tout à son honneur, Samir Iramo se distingue par un univers pictural très humaniste. Iramo commence par faire du dessin et de la peinture sur divers supports. Il expose des visages sous leur jour le plus réaliste, avant d’y apporter des touches graphiques des plus hypnotiques... Sa maîtrise des expressions faciales, rides, textures et touches identitaires, le pousse à appliquer ce même travail sur ses fresques. Fidèle à son style réaliste, Iramo nous livre à travers cette fresque sa vision très personnelle, celle de la relation, existant entre la mère et son enfant. Intitulée - to the moon and back - (jusqu’à l’infini), on découvre dans son œuvre une femme au grand sourire, portant sur son visage les traces du temps et de la vie avec son enfant sur le dos.

El Hank

OKUDA - Mother Power

Oscar San Miguel Erice aka Okuda est un street artiste espagnol né en 1980 à Santander, qui vit depuis l’année 2000 à Madrid, où il a suivi des études aux Beaux-Arts à l’université Complutense. Caractérisé de pop-surréaliste, le style d’Okuda n’en reste pas moins empreint d’une forte essence urbaine et d’une dimension très humaine. Du Portugal à la Russie en passant par la Belgique ou l’Inde, les rues du monde entier sont colorées de ses chefs d’œuvre géométriques. Soucieux de mettre en exergue la réalité Okuda est, sous une apparente légèreté, un artiste engagé. Intitulée #MotherPower, et rendant hommage à toutes les mères du monde - pour reprendre ses termes - cette fresque d’Okuda, regorge de vitalité et de couleurs, et ses structures géométriques assimilées à des formes grisonnantes sur ce mur d’un immeuble d’El Hank, provoquent et marquent les esprits.

El Hank