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Contes Casablancais

Découvrez quelques uns des contes Casablancais ... 

 

 

Quartier Sidi Belyout

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Quartier Sidi Belyout

Koubba Sidi Bou Smara

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Koubba Sidi Bou Smara

Lalla Beïda, mère de Casablanca ?

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Lalla Taja, la dame au grand coeur

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Lalla Taja, la dame au grand coeur

Sidi Abderrahmane, le premier habitant de la petite île du même nom

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Sidi Abderrahmane, le premier habitant de la petite île du même nom

Quartier Sidi Belyout

Parmi les légendes les plus ancrées dans l’imaginaire des Casablancais, figure celle d’un ancien berger qui menait paître ses moutons en compagnie d’un lion fidèle. Abou Louyout (le père des lions), ainsi qu’on le surnommait, aurait eu un certain ascendant sur les bêtes sauvages qui le suivaient dans sa marche, le don d’ubiquité puisque d’aucuns disaient l’avoir vu en même temps à plusieurs endroits différents. La légende rapporte surtout que soucieux de ne plus voir la déchéance du genre humain, il avait choisi de s’exiler dans la forêt d’Ain Sebaa (la source du lion) après s’être… percé les yeux. Aujourd’hui encore, le mythe reste vivace : au nord du quartier de l’ancienne médina, aurait été édifiée au XIXe siècle la Koubba Sidi Belyout qui abriterait la tombe de cet ami des lions et protecteur de la ville, ainsi qu’une mystérieuse fontaine…

Koubba Sidi Bou Smara

L'ancienne médina de Casablanca abrite un endroit des plus baroques : la koubba (le mausolée) du marabout Sidi Bou Smara dont presque tous les petits Casablancais ont entendu parler. Il y a plus de mille ans, ce marabout, pestant contre les mauvaises manières et le manque d’hospitalité de certains habitants de l’ancienne médina qu’il était venu visiter, aurait frappé le sol de son bâton… et fait émerger un figuier géant et entrainé le jaillissement d’une source. C’est pour implorer son pardon et se placer sous sa protection que passants et certains habitants auraient depuis pris l’habitude de venir planter des clous à cet endroit…

Lalla Beïda, mère de Casablanca ?

Une légende persistante, probablement née au XIVe siècle, prétend qu’une jeune femme, Lalla Beïda, aurait donné son nom à la ville. Fille de Sidi Allal El Karouaini, premier chef de la ville, elle aurait tenté de rejoindre son père parti par bateau de Kérouan en Tunisie vers le Sénégal et dont l’embarcation avait chaviré. Si le père fut sauvé par des pêcheurs, comme une malédiction, sa fille elle fit naufrage et périt noyée. Le sanctuaire que lui fit construire son père, et où leurs deux sépultures reposent, existe toujours près de la rue Tnaker dans l’ancienne Médina.

Lalla Taja, la dame au grand coeur

Un jour viendra où le quartier de l’ancienne médina rendra l’hommage qu’elle mérite à la personnalité emblématique de Lalla Taja, qui toute sa vie durant prit soin des enfants démunis et des orphelins. Courageuse, généreuse et libre, elle avait su convaincre les autorités belges de l’aider dans son combat social en faveur des déshérités. Sa fin fut pourtant tragique et cet épisode méconnu de bien des Casablancais mérite d’être raconté. Dans des circonstances difficiles à retracer (peut-être par jalousie ou en raison de sa façon de vivre), la jeune femme fut lapidée et décéda des suites de ses blessures. À sa mort, parce que les habitants du quartier ne voulaient pas qu’on l’enterre dans le cimetière musulman, elle fut ensevelie dans « la maison à la porte verte ».

Sidi Abderrahmane, le premier habitant de la petite île du même nom

Dans l’imaginaire des Casablancais, l’îlot de Sidi Abderrahmane occupe une place particulière.  Il se murmure en effet qu’on vient de loin y égorger des coqs noirs, consulter des voyantes et essayer tel ou tel gris-gris pour ramener un homme à la maison, réussir un examen ou réduire une rivale à la passivité. Au point d’oublier qu’à l’origine, Sidi Abderrahmane, dont le mausolée se trouve toujours sur l’île, était un homme d’une grande piété, sage et bon, venu de Bagdad et qui aurait élu domicile à cet endroit parce qu’il aimait la mer, préférant dormir à la belle étoile plutôt que dans la maison que les visiteurs de l’île lui avaient construite. Aujourd’hui encore, il est possible d’acheter une bougie à l’entrée de l’îlot et de parcourir le chemin qui mène à sa dernière demeure pour lui rendre un dernier hommage.